C'est un certain Curnonsky, surnommé le « prince des gastronomes » qui déclara Lyon « Capitale mondiale de la gastronomie ». Et ce titre n'est pas usurpé car Lyon est à coup sûr la ville du bien-manger.
| A l'origine, Lyon se distingue par une forte tradition charcutière, louée par Rabelais. Lors de son séjour lyonnais, il écrit son Gargantua et décrit l'attaque des boudins sauvages, des godiveaux et des saucissons sous les ordres des colonels Riflandouille et Tailleboudin ! Cette réputation de qualité est entretenue au fil des siècles par les Canuts, ces ouvriers de la soierie | ![]() |
| lyonnaise, amateurs d'une cuisine bon marché et délicieuse, autour des lardons, du saucisson, bref de la cochonaille dans tous ses états… | |
A la fin du XIXe siècle, de nombreuses cuisinières des grandes maisons bourgeoises lyonnaises, sont contraintes de s'installer à leur compte.
Elles vont alors écrire les livres de recettes modernes derrière leurs fourneaux grâce à un sens inné de la cuisine. Surnommées affectueusement « les Mères », elles servent des mets simples « où les choses ont le goût de ce qu'elles sont ».
La mère Filloux, la mère Blanc (dont le petit-fils n'est autre que Georges Blanc !) et d'autres vont ainsi devenir les précurseurs de la grande cuisine française.
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Formées chez nos « mères lyonnaises », toute une génération de cuisiniers va alors porter la gastronomie française bien au-delà de nos frontières. C'est le cas du célèbre Paul Bocuse bien sûr, apprenti chez la mère Brazier (la première femme à avoir 3 étoiles au Michelin), qui va ouvrir la voie à une cuisine inventive « à la française ». Au palmarès gourmand, la région Rhône-Alpes brille bientôt au firmament avec près de 60 restaurants étoilés. On ne peut pas tous les citer mais qui n'a jamais entendu parler de Fernand Point, des frères Troisgros, de Marc Veyrat ou encore de Pierre Gagnaire (trois étoiles à St Etienne avant de rejoindre Paris)… |
Alors comme dit le dicton « un lyonnais à table, c'est tout simplement du bonheur »…